Les “business angels” investissent le web

Posté le 12 décembre 2007 à 20:40 dans Business, Non classé |
Auteur : pauline

Leur nom est difficile à traduire en français, mais les “business angels” sont pourtant un rouage essentiel de l’économie internet. Ils sont les investisseurs du web, ceux qui permettent aux start-ups d’émerger. Alors pour être un bon “business angel”, mieux vaut avoir du flair. Car une erreur et ce sont des millions de dollars qui s’envolent en fumée, en un rien de temps.

La devise des “business angels”: profit et chiffre d’affaires, selon les mots de Morten Lund, lui même ange du business. Il faut donc aimer prendre des risques, car ces investisseurs ne sont jamais certains de miser sur un succès. Flairer les bons coups, donc, et aussi miser sur la chance pour sentir la bonne tendance au bon moment. “Une décision collective et personnelle, basée principalement sur la confiance”, selon Jean-David Chamboredon, investisseur chez 3i.

Jeff Clavier est Français, expatrié aux Etats-Unis depuis sept ans et demi. Il dirige softTech VC et connaît bien les risques du métier de business angel, mais aussi l’adrénaline qu’il procure. Comme un ange venu du ciel, il décrypte pour nous les astuces du job.


2 réponses to “Les “business angels” investissent le web”
[Cup Of Tea] Blog » [ Le journalisme contemporain ] | décembre 21st, 2007 à 18:58

[…] qu’ils avaient eu à s’inscrire dans une bonne temporalité (en gros : ils ont fait des bons articles papiers, mais ne nous ont pas fait vivre l’évènement, n’ont pas exploités les possibilités […]

imen | janvier 6th, 2008 à 21:05

seloger.com
Posté par seloger le 12.12.2007
Interview Boursorama

Jean-Fabrice Mathieu, Directeur général de SeLoger.com
le 21/11/2007 13:57:00

(Boursorama.com) Votre chiffre d’affaires sur les 9 premiers mois est en hausse de 58,4%. Comment l’expliquez-vous ?

L’ensemble des activités connaît une progression soutenue. Pour le coeur de métier, les petites annonces et média (79% du chiffre d’affaires), la croissance s’établit à 48,3%. Il faut noter le caractère particulièrement dynamique des ventes en province avec une progression de 66,9%.

L’activité de publicité en ligne et partenariats (5,4% du chiffre d’affaires) a connu une hausse de 93,6%. Cette performance traduit la capacité du groupe à monétiser son audience particulièrement ciblée.

Enfin, l’activité services (21% du chiffre d’affaires) a bondi de 112,5%. Elle bénéficie notamment de l’intégration de Périclès, logiciel de gestion leader en France pour les agents immobiliers.

Vous observez une forte augmentation des petites annonces. Ceci signifie-t-il que la partie est plus facile entre particuliers ? Pourquoi ?

Peu d’études permettent de chiffrer précisément la part des transactions de particuliers à particuliers. Mais il est clair que le marché tend à se professionnaliser et la part des particuliers se réduit.

Les procédures de vente sont de plus en plus complexes : chaque propriétaire doit produire pour la vente de son bien un certificat loi Carrez, un certificat sur la présence de plomb, d’amiante, de termites, de performance énergétique .

Depuis le 1er Novembre, il doit également produire un certificat de diagnostic gaz. Pour les propriétaires-vendeurs, la tentation devient grande de faire appel à un professionnel.

Par ailleurs, plus le marché se tend, moins il est facile de trouver des acquéreurs par soi-même et plus les propriétaires sont incités à utiliser les services d’un professionnel pour vendre leur bien.

Vous envisagez d’augmenter votre taux de pénétration ?

Notre taux de pénétration est en augmentation constante. Fin 2006, nous avons atteint un taux de 36%, en avance sur notre plan de marche puisque nous ne prévoyions que 35%.

Nous nous sommes engagés vis-à-vis du marché boursier à atteindre un taux de pénétration de 45% à fin 2007. Nous étions à 44% fin septembre. Nous devrions cette année encore dépasser notre objectif .

Nous restons donc confortables par rapport à l’objectif de 70% de pénétration à fin 2009.

Comment envisagez-vous de faire ?

La conquête de clients en province représente environ 80% de notre conquête totale. La province constitue notre principal moteur de croissance.

Nous visons un taux de pénétration de 70% fin 2009 . Compte tenu de notre rythme de croissance actuel, nous sommes en bonne voie pour atteindre cet objectif.

Quel regard portez vous sur l’arrivée du modèle low cost avec les sites comme efficity.com et
site-leader-immobilier.fr ?

Depuis son origine, SeLoger.com s’est développé dans un environnement concurrentiel. Régulièrement, des acteurs choisissent d’adopter un positionnement low cost. Mais les agents immobiliers et les internautes sont d’abord à la recherche d’efficacité.

Regroupant près de 900 000 petites annonces en France, le site SeLoger.com est de loin le numéro un sur Internet. Les internautes ne s’y trompent pas : le trafic du groupe s’établit à plus de 1,2 million de visiteurs uniques par mois.

Que pensez-vous de la volonté de Nicolas Sarkozy de faire de la France “un pays de propriétaires” ? Ce souhait vous semble-t-il concrétisable ?

La France connaît un taux de propriétaire de 58%, ce qui est faible par rapport à la plupart des autres pays d’Europe. Il est logique de vouloir faire progresser ce chiffre. Dans la perspective de retraites moins assurées que par le passé, il est logique de préférer avoir son propre toit.

Les mesures fiscales qui viennent d’être adoptées pour l’achat de la résidence principale devraient avoir un effet favorable même dans le contexte actuel de hausse des taux d’intérêt.

On assiste à une baisse des prix de 0,9% sur le marché. Peut-on dire que les prix de l’immobilier ont cessé de flamber ? Pensez-vous que cette tendance à la baisse a vocation à s’inscrire dans le temps ?

Il semble que le marché de l’immobilier ait trouvé un certain équilibre entre les acheteurs et les vendeurs puisque les prix tendent à se stabiliser. Il existe toujours des disparités entre la plupart des agglomérations de province et Paris où la tendance semble toujours être haussière.

Il n’est pas certain que le marché de l’immobilier soit à un tournant. Pour l’instant, le marché semble plutôt avoir atteint un plateau.

Comment réagissez-vous face à cette baisse des prix sur le marché ?

La baisse des prix du marché n’a pas d’incidence directe pour SeLoger.com. En revanche, si les conditions de marché se durcissent, les agents immobiliers auront tendance à privilégier les supports de communication offrant le meilleur rapport coût/efficacité.

Ils devraient donc accélérer le transfert de leurs dépenses marketing des journaux vers l’Internet. Cette tendance est très positive pour SeLoger.com.

Peut-on craindre une contagion de la crise des subprimes en France ?

Les banques françaises appliquent des règles d’octroie des crédits très strictes par rapport à celles de certains organismes aux Etats-Unis. Le niveau de solvabilité des accédants à la propriété en France est donc élevé. De plus, la plus grande part des crédits immobiliers accordés en France est à taux fixe.

Dans ces conditions, on peut considérer que le compartiment d’emprunteurs subprime n’existe pas en France. Si une contagion devait avoir lieu, ce serait au niveau macro-économique, l’économie européenne ayant des dépendances non-négligeables avec l’économie américaine.

Le cabinet Precepta (groupe Xerfi) indique que les conditions sont réunies pour que le marché de l’immobilier en France subisse “un ajustement fortement baissier”, et que les prix reculent “de 18% d’ici à 2010”. Qu’en pensez vous ?

C’est une perspective très sombre, probablement pessimiste. Il ne faut pas oublier que le marché de l’immobilier reste soutenu par des facteurs démographiques forts et de long terme : allongement de la durée de la vie, naissances, augmentation du nombre de foyers mono parentaux…

Propos recueillis par Imen

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