Yoono est un nouveau moteur de recherche qui permet de consulter les pages favorites des autres internautes. Du même acabit que Del.icio.us. L’application est téléchargeable gratuitement sous forme d’extension pour certains navigateurs, parmi lesquels Firefox. Elle récupère les favoris Internet et propose de créer un compte pour les partager. Elle permet également de s’abonner aux signets d’utilisateurs par le biais d’un flux RSS.

L’entreprise créée en 2005 s’est vue décerner le prix de la start-up la plus innovante lors de l’édition 2006 de la conférence Web3. Un an après, le bilan avec Pascal Josselin, président et cofondateur de Yoono.

Pascal Josselin 2 Pourquoi participer à la compétition de la start-up la plus innovante?

C’était pour nous l’occasion de nous confronter à un jury américain, à des gens qui ont l’habitude de voir et de découvrir des start-up. Se voir remettre un prix par des professionnels encourage, nous fait comprendre qu’on est dans la bonne direction.

Qu’est ce qui à votre avis fait la différence par rapport aux autres compétiteurs ?

Le jury se penche à la fois sur le fond et la forme. Sur la forme, il s’agit de présenter le projet de manière précise et concise, dans un timing très serré. Nous avions l’habitude de ce genre de chose, pour avoir présenté nombre de dossiers visant à lever des fonds.

Sur le fond, ce qui nous a probablement fait gagner, c’est l’énorme potentiel que présente notre application en termes de publicité. Elle permet d’identifier ce que les internautes regardent, et donc de les cibler avec précision. Exactement comme ce qui s’est passé récemment pour Facebook.

Quelles ont été les retombées concrètes de cette victoire ?

Dans la dizaine de jours qui a suivi la conférence, le téléchargement de l’application a triplé. De deux à trois mille nouveaux utilisateurs par jours en temps normal, nous sommes passés à sept mille.

Notre entreprise a pris une nouvelle dimension. Tous nos interlocuteurs ne connaissent pas forcément la conférence LeWeb3 et la compétition de la start-up la plus innovante, notamment aux Etats-Unis. Mais ils connaissent en revanche le groupe Guidewire, qui fait partie du jury. Ca lui confère une crédibilité supplémentaire.

Nous avons enfin accès à une médiatisation dont nous n’aurions pas bénéficié sinon. Mais cette médiatisation reste limitée. La consécration est surtout professionnelle. Elle permet la reconnaissance par les pairs, pas par le grand public.

Pour une présentation en anglais de la version 2007 du concours, c’est par ici.

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